• Témoignage d'écriture 1/3

    BILAN DE L’ECRITURE DE « PROTECTOR – EuroParapsy »

     AVANT-PROPOS

    Ce bilan correspond au cheminement que j’ai traversé pour aboutir à la réalisation de PROTECTOR. Il retrace toutes les étapes de sa création : de l’idée naissante jusqu’à la sortie du livre et sa diffusion.

    J’ai pour habitude de noter dans mon journal spirituel tout ce que je vis d’important au fil du temps. Cela peut être une rencontre, un partage enrichissant, des prises de conscience, des évènements qui se sont déroulés et dans lesquels j’étais impliqué, des situations marquantes, des états d’âmes, un travail intérieur, des réflexions sur la société ou le futur, des remises en question, le fruit d’une méditation ou encore les étapes de mes projets créatifs.

    De ce fait, je n’ai eu aucun mal à rassembler mes notes. Par contre, une part de moi (l’ego) ne voulait pas s’embêter à en faire un texte digeste pour les lecteurs potentiels. J’ai donc « grogné » plusieurs jours, trouvant pleins de raisons valables pour ne pas m’atteler à cette synthèse et donner simplement. Mais au fond de moi, je savais qu’il était important de partager le fruit de mon expérience qui s’avère originale car j’aborde la créativité avec un point de vue hors norme que je qualifie de « Réaliste » et ce mot n’a pas la signification qu’on lui donne habituellement.

    D’ailleurs, tout mon roman tourne autour de cette notion.

    En fait, le « point de vue Réaliste » englobe la dimension matérielle (ce que nous percevons avec nos sens physiques) et la dimension spirituelle (ce qui est invisible et qui a donné naissance à cette manifestation matérielle). Je précise que cette notion de la Réalité est surtout abordée dans le domaine de la spiritualité et du développement personnel. Je n’ai donc rien inventé, mais je m’efforce de vivre de cette façon, en associant le matériel et le spirituel pour faire simple. Et par « spirituel », je ne fais pas référence à une quelconque religion dogmatique, mais au monde de l’esprit.

    Si je transpose cette notion de Réalité à l’écriture, cela signifie que j’accorde autant d’importance à la forme (la nature de l’œuvre, le style d’écriture, les mots choisis, le déroulé de l’histoire) qu’au fond (le message que cela véhicule derrière les situations décrites et l’histoire).

    Dans cette optique, je perçois que l’écrivain a une responsabilité vis-à-vis de ses futurs lecteurs. Cela ne regarde que moi bien sûr, mais en ayant cette responsabilité à l’esprit, j’ai été amené à davantage apprécier ce que je faisais passer au-delà des mots. Et plusieurs questions m’ont accompagné durant toute l’écriture de PROTECTOR :

    Qu’est-ce que je vais déposer dans le cœur des lecteurs ? Quelle impression finale vont-ils garder de mon œuvre ? Cette lecture va-t-elle leurs donner envie d’être meilleur, de s’améliorer, de se poser des questions sur le sens de leur vie ? Vont-il changer leur vision de la spiritualité ?

    Toutes ces questions concernent le fond, le « pourquoi » j’écris cette fiction. Et en même temps, c’est avant tout une fiction, un thriller qui évolue dans l’univers du paranormal et non pas « un roman initiatique ». C’est donc un roman et il est possible de le lire à plusieurs degrés.

     Ce que vous allez lire maintenant correspond donc à un témoignage. Un témoignage assez brut il faut bien le dire, dans le sens où j’expose de façon directe les étapes vécues, mes difficultés, mes joies, les remises en question traversées, les leçons que j’en ai tirées au fur et à mesure de mon avancée et les « miroirs extérieurs » qui se sont présentés à moi à certaines phases clés de l’écriture. Par « miroir extérieur », j’entends des évènements, des rencontres, des échanges verbaux et des situations surprenantes en lien direct avec ce que j’écrivais sur le moment.   

     Témoignage d'écriture 1

     

    L’idée d’écrire ce roman date du 28 juillet 2013. 

    Au cours de la journée, j’ai ressenti un « APPEL INTÉRIEUR » à me lancer dans ce nouveau projet lié à une université parapsychologique. Une joie profonde s’est alors emparée et de moi et je me suis mis à mettre noir sur blanc toutes les idées qui me venaient. La source d’inspiration a coulé abondamment et j’ai rempli plusieurs feuilles que j’ai ensuite tapé à l’ordinateur.

    Je me suis ensuite emparé de plusieurs ouvrages dans ma bibliothèque pour commencer à m’organiser. Ces livres sont les suivants :

    Le guide du scénariste de Christopher Vogler – Editions Dixit

    L’Aventure héroïque de Céline et Pierre Lassalle – Editions Terre de Lumière

    Comment écrire son premier livre de Bernard Baudouin – Editions Ambre

    Créer des personnages inoubliables de Linda Seger – Editions Dixit

    De là, j’ai posé une base pour avoir une vue d’ensemble du travail à réaliser :

    ACTE 1 - PRÉPARATION : préciser le fond (le message véhiculé dans cette fiction), définir les grandes lignes de l’histoire et réaliser un synopsis détaillé, établir un plan de travail, donner naissance aux personnages, faire des recherches pour donner du poids à l’œuvre, choisir le public auquel je destine cette fiction, choisir les éditeurs à qui je vais envoyer mon manuscrit, choisir le style d’écriture et la nature de l’œuvre, apprécier ce qui se vend actuellement sur le marché …   

    ACTE 2 – RÉALISATION : la phase d’écriture jusqu’à l’aboutissement de l’œuvre, avec ses phases de relectures, de corrections, de réajustements. Puis l’envoi aux éditeurs et la signature d’un contrat.

    ACTE 3 – FINALISATION ET PROMOTION : les dernières modifications provenant de l’éditeur afin d’améliorer l’œuvre avant la sortie du livre. Puis après, tout le travail de promotion du roman en tant qu’auteur au travers de conférences, de dédicaces et de diffusions de l’information pour que mon livre soit lu. À ce niveau, se trouve aussi le partage de mon expérience d’écriture au public.

    Dans les jours qui ont suivis, j’ai alors effectué mes premières recherches à la bibliothèque de Lille sur la parapsychologie.

    *

    Et puis le 5 août, après la phase d’enthousiasme innocente, je sens un blocage intérieur. Des peurs se lèvent. La peur de ne pas y arriver. La peur que cela n’intéresse personne. La peur de me révéler. La peur des remarques négatives des gens … et derrière tout ça, une part de moi qui ne veut pas donner, qui ne veut pas changer, qui ne veut pas parler de spirituel. En langage héroïque, on appelle ça « LE REFUS DE L’APPEL » et les bons films le montrent tous. C’est la phase où le futur héros veut faire machine arrière.

    Bien que ce soit désagréable d’entendre cette petite voix intérieure qui veut détruire le projet dans l’œuf, c’est plutôt bon signe. Ça veut dire que ce projet s’avère juste et évolutif, et qu’il va me demander des efforts, des changements et bousculer ma vie.

    Pour dépasser ce refus, j’ai effectué un travail intérieur pour que la volonté de m’engager dans ce projet soit plus forte que mes peurs et ce blocage. J’ai donc donné plus de poids, plus de valeur au Bien dont il va être porteur. J’ai donc réfléchi et méditer sur le fond et le message que je souhaitais faire passer dans cette fiction.

    J’ai ensuite accepté de m’engager dans ce projet et j’ai donné « MA RÉPONSE » :

    Oui, je veux … montrer que le monde invisible existe et qu’il est possible de relier l’invisible et le visible.

     … apporter une vision scientifique aux disciplines ésotériques et parapsychologiques.

    … mettre en forme une phrase des Evangiles qui me touche : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. » sans connotation religieuse.

    faire découvrir une juste vision de la spiritualité, moderne et occidentale, et qui repose sur le courage, la liberté et la fraternité.

    … Et tout cela, sous la forme d’une fiction passionnante et hors du commun, avec des rebondissements, du suspense et de belles relations ! Histoire de faire passer un bon moment aux lecteurs en fin de compte.

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